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Sous ivresse des subventions

Illu SubventionenLes relations de pouvoir sous la coupole sont clairement favorables aux cleantechs, qui se servent au passage de subventions généreuses.La politique énergétique suisse mise de plus en plus sur les subventions, même si la majorité du Parlement est bourgeoise.

 

Bien que le système politique suisse puisse être considéré comme une réussite en comparaison internationale, le système de milice a aussi ses inconvénients.

 

Pour pouvoir prendre des décisions fondées dans un parlement de milice, la classe politique suisse dépend dʼacteurs extérieurs pour se forger une opinion: les lobbyistes.

 

Dans le langage courant et les médias, le terme «lobbying» a une connotation négative. On oublie souvent que lʼadministration fédérale reste le lobby le plus puissant: elle est représentée dans presque toutes les commissions et rédige de nombreuses bases de décision.

 

Le lobby pétrolier, bouc émissaire

 

Lors du récent débat relatif à la loi sur le CO₂, un conseiller national des Verts zurichois sʼest plaint du fait que les chauffages au mazout des vieux bâtiments soient souvent remplacés par de nouveaux systèmes faisant appel au même combustible.

 

Le fait que de nombreux propriétaires dʼimmeubles restent fidèles à une technologie de chauffage ayant fait ses preuves ne lui convient pas. Le conseiller national croit connaitre le problème et le désigne: un lobby pétrolier fort est là-derrière. Si lʼon compare pourtant les liens dʼintérêt au Parlement, la force du lobby pétrolier doit être relativisée.

 

Selon lobbywatch.ch, lʼindustrie des cleantechs est représentée directement ou indirectement par 23 parlementaires, parmi lesquels le conseiller national Vert zurichois.

 

«Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, régulez-le. Si ça sʼarrête de bouger, subventionnez-le.», R. Reagan, ancien président américain 

Examinons maintenant de plus près les interdépendances de ce fameux lobby pétrolier. lobbywatch.ch ne présente quʼune synthèse des intérêts de lʼindustrie pétrolière et gazière. Résultat? 13 parlementaires représentent les deux industries. Et un seul conseiller national représente les intérêts de lʼindustrie pétrolière, respectivement du mazout.

 

Les relations de pouvoir sous la coupole sont clairement favorables aux cleantechs, qui se servent au passage de subventions généreuses.

 

Lʼindustrie des subventions en période de haute conjoncture

 

Lʼexemple de la stratégie énergétique 2050 le démontre. Sous la devise «lʼargent reste ici», il a été accepté, en 2017, de subventionner plus fortement les panneaux solaires provenant de Chine.

 

Un an plus tard, le Conseil national approuvait une motion visant à subventionner lʼhydroélectricité. Cette forme dʼénergie avait été précédemment mise à genoux par une redevance hydraulique trop élevée, les distorsions de marché dues au subventionnement des énergies renouvelables et le bas niveau des prix du charbon.

 

Lʼévolution de la politique énergétique suisse rappelle une déclaration de lʼancien président américain Ronald Reagan: «Lʼidée que lʼEtat se fait de lʼéconomie pourrait être décrite comme suit: Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, régulez-le. Si ça sʼarrête de bouger, subventionnez-le.»





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